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L’impact d’un repas gras sur l’inflammation du cerveau (Hypothalamus)

Quarante hommes vont passer une IRM cérébrale avant et après avoir consommé soit un repas équilibré, soit un repas très gras. L’imagerie permettra de voir si le repas gras déclenche une inflammation immédiate dans la partie du cerveau qui gère l’appétit. Cette information aiderait à comprendre l’impact de l’alimentation sur le comportement métabolique.
L’hypothalamus est une zone du cerveau qui contrôle, entre autres, l’appétit et le métabolisme. Les microglies sont des cellules immunitaires du cerveau qui peuvent s’activer en cas d’inflammation. Ce projet étudie si, et comment, la consommation d’un repas gras provoque une réaction inflammatoire (hyperactivité microgliale) dans cette région du cerveau chez 40 hommes sains. Les participants passent une IRM avant et après avoir mangé un repas normal, puis un repas très gras, pour mesurer l’intensité du signal inflammatoire. L’idée est de comprendre l’effet immédiat des graisses alimentaires sur le cerveau et d’identifier les mécanismes qui pourraient influencer le comportement alimentaire à long terme. Le projet se déroule sur 1 an à Dijon.

 

Risque de caillot dans le cœur des patients atteints d’amylose cardiaque

Grâce à un scanner cardiaque spécial, les chercheurs vont compter le nombre de caillots présents dans le cœur de 200 personnes souffrant d’une amylose cardiaque. Mieux connaître cette fréquence est vital, car la présence d’un caillot influence directement la manière de traiter la maladie et le pronostic des patients.

L’amylose cardiaque est une maladie rare mais grave où des protéines anormales (protéines amyloïdes) s’accumulent dans le muscle cardiaque, le rendant rigide et causant une insuffisance cardiaque. Cette rigidité peut aussi favoriser la formation de caillots de sang (thrombus) dans le cœur, ce qui est dangereux. Cette étude porte sur 200 patients pour déterminer la fréquence de ces caillots à l’aide d’un scanner cardiaque spécial (cardio-scan) et voir si elle est liée à la gravité de l’insuffisance cardiaque. Mieux connaître la présence de ces caillots est essentiel pour améliorer le pronostic et adapter le traitement (notamment les anticoagulants). Le projet se développe sur 1 an à Dijon.

Sécuriser les traitements anti-cancer chez les personnes âgées polymédicamentées

Le Dr Barben analyse un très grand nombre de dossiers (8 000 patients) pour voir si le fait de prendre beaucoup de médicaments (« polymédication ») en même temps qu’une chimiothérapie, ou si ces traitements interagissent mal, augmente le risque d’effets secondaires dangereux. Ce travail crucial pour les soins aux personnes âgées vise à améliorer la sécurité des prescriptions.
Les personnes âgées atteintes de cancer prennent souvent plusieurs médicaments en même temps pour d’autres problèmes de santé (polymédication). Le traitement contre le cancer (chimiothérapie) s’ajoute à cette liste, ce qui augmente le risque d’interactions médicamenteuses ou d’une mauvaise adaptation des doses (prescription inappropriée). Ce projet utilise les données d’une vaste cohorte de 8 000 patients pour identifier les combinaisons de médicaments qui provoquent des problèmes de santé graves et dangereux. En identifiant ces risques, les chercheurs pourront établir de meilleures pratiques de prescription pour les médecins, assurant des soins oncologiques plus sûrs et de meilleure qualité pour nos aînés. Ce travail se déroule à Créteil, en France.

Une application IA pour détecter précocement les problèmes de marche chez l’enfant

L’application permettrait, grâce à l’IA, d’analyser le mouvement de l’enfant pendant la marche. En détectant les anomalies très tôt, les médecins pourront intervenir rapidement. Cette prise en charge précoce est essentielle pour prévenir des séquelles motrices et améliorer le développement des enfants.
Ce projet porte sur l’utilisation des technologies modernes pour le diagnostic précoce. Il s’agit de créer une application pour smartphone qui, grâce à l’Intelligence Artificielle (IA), peut filmer et analyser les caractéristiques tridimensionnelles de la marche chez des enfants présentant des troubles neuro-moteurs (problèmes liés au cerveau et aux mouvements). Le but est de détecter les anomalies neurologiques à un stade très précoce. Intervenir rapidement à ce moment-là permet de mettre en place des soins qui limitent ou empêchent l’apparition de séquelles et favorisent une meilleure qualité de vie pour les enfants. Nawale Hadouiri effectue cette recherche au Laboratoire de Cinésiologie Humaine du CHU de Genève, en Suisse.

Un médicament pour soigner certaines séquelles pulmonaires après la COVID-19

Le Dr Beltramo étudie, à partir d’une base de données nationale de 250 malades, comment un médicament déjà utilisé contre la fibrose pulmonaire peut agir pour stopper les lésions aux poumons causés par le coronavirus. Ce travail de mobilité entre Dijon et Paris cherche à prouver l’efficacité de cette innovation thérapeutique.
La fibrose pulmonaire est une maladie grave où les poumons deviennent rigides, rendant la respiration très difficile. Cette complication a été observée chez des patients ayant souffert d’une forme sévère de la COVID-19. Le Nintedanib est un médicament déjà connu pour ralentir la progression d’autres types de fibroses. Le Dr Beltramo mène une recherche clinique en étudiant les données de 250 patients pour comprendre exactement comment le Nintedanib fonctionne sur cette fibrose post-COVID et s’il est efficace. Le but est de confirmer qu’il s’agit d’une solution thérapeutique pertinente et innovante. Il réalise ce travail entre son équipe à Dijon et une unité de recherche à Paris.

L’Intelligence Artificielle au service de la prédiction de rupture de l’Aorte

L’IA va être entraînée à repérer sur les IRM les moindres faiblesses d’un anévrisme. Ces données seront comparées aux vraies aortes des patients opérés. L’objectif est de donner aux chirurgiens un outil ultra-précis, contrôlé par l’IA, pour décider quand il est urgent d’opérer, sauvant ainsi potentiellement des vies.
L’anévrisme de l’aorte thoracique est une dilatation dangereuse de la principale artère du corps. Le risque majeur est la rupture de l’aorte, souvent précédée par une fissure. Actuellement, il est difficile de savoir quand un anévrisme va rompre. Ce projet utilise l’Intelligence Artificielle (IA) pour analyser des images IRM et y détecter automatiquement des signes (paramètres biomécaniques) qui indiquent que l’aorte est sur le point de se fissurer. Le but est de fournir aux chirurgiens des critères d’imagerie précis et fiables (contrôlés par l’IA) qui permettraient de prédire la rupture imminente et d’opérer les patients au meilleur moment, sauvant ainsi des vies. Le projet se déroule sur 1 an à Dijon.

Diabète : rendre le « bon cholestérol » (HDL) plus protecteur pour le cœur

En comparant le profil de « bon cholestérol » (HDL) (Lipoproteines de Haute Densité) de 80 diabétiques de type 1 et de 80 personnes saines, les chercheurs veulent confirmer que le maintien d’une bonne glycémie rend le HDL plus performant pour nettoyer les artères. Cela permettrait d’ouvrir de nouvelles pistes pour des médicaments protégeant le cœur et les vaisseaux des patients diabétiques.
Les patients atteints de diabète de type 1 ont un risque accru de maladies cardiovasculaires, souvent liées à l’athérosclérose (dépôt de graisse dans les artères). Les HDL (lipoprotéines de haute densité, le « bon cholestérol ») sont connues pour protéger contre cette athérosclérose. Cette étude vise à vérifier si un meilleur contrôle du sucre dans le sang (glycémie) chez les diabétiques de type 1 améliore la qualité et l’efficacité protectrice des HDL. En comparant 80 diabétiques de type 1 à 80 personnes non diabétiques, les chercheurs espèrent démontrer que l’amélioration du contrôle du diabète rend le « bon cholestérol » plus performant pour protéger les artères. Cela permettrait d’identifier de nouvelles façons de cibler le traitement pour réduire le risque cardiovasculaire. Le projet se déroule sur 1 an à Dijon.

Mieux soigner les infections pulmonaires graves chez les patients fragiles

Sur cinq ans, 200 patients seront suivis pour déterminer pourquoi certains patients, notamment ceux ayant une faible immunité, réagissent plus violemment aux infections pulmonaires. L’objectif est de trouver des « signaux d’alerte » très précoces pour pouvoir adapter les traitements le plus rapidement possible et améliorer leur chance de survie.
Un pneumosepsis est une infection pulmonaire grave qui déclenche une réaction inflammatoire intense (sepsis). Cette étude compare la réaction de l’organisme (immunitaire et métabolique) à cette infection chez deux groupes de patients : ceux qui ont un système immunitaire affaibli (immuno-déprimés) et ceux qui ont un système immunitaire normal. L’objectif est de mieux comprendre pourquoi les patients immuno-déprimés réagissent différemment. En étudiant la l’intensité de l’inflammation, les chercheurs espèrent trouver des marqueurs (facteurs prédictifs) qui permettraient de détecter très tôt les risques d’évolution grave, afin d’adapter rapidement et de façon personnalisée les traitements. C’est une étude multicentrique sur 200 patients, prévue sur 5 ans, entre la Bourgogne-Franche-Comté et le Grand-Est.

Développer de nouvelles « cellules tueuses » (CAR-T cells) contre les cancers du sang (Lymphomes T)

Le travail consiste à améliorer et valider en laboratoire l’efficacité d’une nouvelle approche d’immunothérapie (les cellules CAR-T) contre le lymphome T. Le but ultime est de faire passer ces découvertes du laboratoire à l’hôpital pour offrir des options de traitement innovantes aux patients.
Les lymphomes T sont des cancers du sang difficiles à traiter. Les chercheurs étudient l’utilisation des CAR-T cells (cellules T à récepteur antigénique chimérique), une forme d’immunothérapie où les cellules immunitaires du patient sont modifiées en laboratoire pour devenir des « tueurs de tumeurs ». Ce projet fondamental vise à améliorer la capacité de ces cellules CAR-T à cibler et détruire les cellules de lymphome T en se concentrant sur des marqueurs que l’on trouve à la surface de ces cellules cancéreuses. Le but est de valider ces nouvelles approches thérapeutiques en laboratoire (in vitro et in vivo) pour pouvoir ensuite les tester chez l’humain (développement clinique). Le projet se développe sur 1 an à Lyon.

Accident Vasculaire Cérébral (AVC) et ses conséquences : le rôle des autres maladies et des troubles de la mémoire

Le projet utilise les données de centaines de patients dijonnais victimes d’AVC entre 2017 et 2022. L’hypothèse est que si le patient souffre déjà de problèmes de mémoire ou de raisonnement, ses chances de bien récupérer de l’AVC, que ce soit pour sa survie ou pour ses fonctions quotidiennes, sont réduites.

Quand une personne fait un AVC, son pronostic (sa chance de survie et de récupération) dépend de l’AVC lui-même, mais aussi d’autres maladies qu’elle pourrait avoir (les co-morbidités). Cette recherche utilise une grande base de données dijonnaise sur les AVC (de 2017 à 2022) pour étudier comment ces autres maladies, surtout si elles sont associées à des troubles de la mémoire ou de la pensée (troubles cognitifs), affectent le rétablissement des patients. L’hypothèse est que les troubles cognitifs préexistants aggravent les conséquences de l’AVC. L’étude dure 1 an.

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