Skip to main content

Sécuriser les traitements anti-cancer chez les personnes âgées polymédicamentées

Le Dr Barben analyse un très grand nombre de dossiers (8 000 patients) pour voir si le fait de prendre beaucoup de médicaments (« polymédication ») en même temps qu’une chimiothérapie, ou si ces traitements interagissent mal, augmente le risque d’effets secondaires dangereux. Ce travail crucial pour les soins aux personnes âgées vise à améliorer la sécurité des prescriptions.
Les personnes âgées atteintes de cancer prennent souvent plusieurs médicaments en même temps pour d’autres problèmes de santé (polymédication). Le traitement contre le cancer (chimiothérapie) s’ajoute à cette liste, ce qui augmente le risque d’interactions médicamenteuses ou d’une mauvaise adaptation des doses (prescription inappropriée). Ce projet utilise les données d’une vaste cohorte de 8 000 patients pour identifier les combinaisons de médicaments qui provoquent des problèmes de santé graves et dangereux. En identifiant ces risques, les chercheurs pourront établir de meilleures pratiques de prescription pour les médecins, assurant des soins oncologiques plus sûrs et de meilleure qualité pour nos aînés. Ce travail se déroule à Créteil, en France.

Une application IA pour détecter précocement les problèmes de marche chez l’enfant

L’application permettrait, grâce à l’IA, d’analyser le mouvement de l’enfant pendant la marche. En détectant les anomalies très tôt, les médecins pourront intervenir rapidement. Cette prise en charge précoce est essentielle pour prévenir des séquelles motrices et améliorer le développement des enfants.
Ce projet porte sur l’utilisation des technologies modernes pour le diagnostic précoce. Il s’agit de créer une application pour smartphone qui, grâce à l’Intelligence Artificielle (IA), peut filmer et analyser les caractéristiques tridimensionnelles de la marche chez des enfants présentant des troubles neuro-moteurs (problèmes liés au cerveau et aux mouvements). Le but est de détecter les anomalies neurologiques à un stade très précoce. Intervenir rapidement à ce moment-là permet de mettre en place des soins qui limitent ou empêchent l’apparition de séquelles et favorisent une meilleure qualité de vie pour les enfants. Nawale Hadouiri effectue cette recherche au Laboratoire de Cinésiologie Humaine du CHU de Genève, en Suisse.

Un médicament pour soigner certaines séquelles pulmonaires après la COVID-19

Le Dr Beltramo étudie, à partir d’une base de données nationale de 250 malades, comment un médicament déjà utilisé contre la fibrose pulmonaire peut agir pour stopper les lésions aux poumons causés par le coronavirus. Ce travail de mobilité entre Dijon et Paris cherche à prouver l’efficacité de cette innovation thérapeutique.
La fibrose pulmonaire est une maladie grave où les poumons deviennent rigides, rendant la respiration très difficile. Cette complication a été observée chez des patients ayant souffert d’une forme sévère de la COVID-19. Le Nintedanib est un médicament déjà connu pour ralentir la progression d’autres types de fibroses. Le Dr Beltramo mène une recherche clinique en étudiant les données de 250 patients pour comprendre exactement comment le Nintedanib fonctionne sur cette fibrose post-COVID et s’il est efficace. Le but est de confirmer qu’il s’agit d’une solution thérapeutique pertinente et innovante. Il réalise ce travail entre son équipe à Dijon et une unité de recherche à Paris.

Pollution de l’air : quel impact sur la grossesse ?

L’étude inclura tous les enfants nés au Québec entre 2006 et 2022. Les chercheurs analyseront l’influence de la pollution au lieu de résidence de la mère. Les résultats serviront à identifier les femmes les plus vulnérables pour mieux cibler les politiques de prévention et de protection pendant la grossesse.
L’exposition prénatale aux polluants atmosphériques toutes sources confondues dont les feux de forêt pourrait causer des problèmes comme la prématurité ou un faible poids de naissance du bébé. Ce projet de santé publique a pour but de clarifier cette association, dont les résultats restent controversés. L’étude va analyser une cohorte massive (tous les enfants nés au Québec, entre 2006 et 2022). Les chercheurs vont croiser les données démographiques et hospitalières pour étudier l’impact de la pollution au lieu de résidence de la mère sur la prématurité et la croissance fœtale. Le but est d’identifier les femmes les plus vulnérables pour mieux cibler les politiques de prévention.

Cancer de l’ovaire : trouver de nouveaux indices pour personnaliser le traitement

Ce projet étudie des molécules spécifiques (HLA non classiques) à la surface des tumeurs ovariennes qui « bloquent » l’immunité. Il testera une nouvelle immunothérapie ciblant ce blocage pour libérer le potentiel immunitaire et identifier des biomarqueurs afin de personnaliser les futurs traitements.
Le cancer de l’ovaire est l’un des cancers gynécologiques les plus agressifs, et le risque de rechute reste élevé. Ce travail cherche à comprendre comment les cellules cancéreuses échappent au système immunitaire. Le projet se concentre sur des molécules spécifiques (les HLA non classiques). La recherche se déroulera en plusieurs phases à l’Institut Gustave Roussy : 1) Analyser ces molécules sur des tumeurs collectées au Centre Georges François Leclerc de Dijon. 2) Tester une nouvelle association de traitements (chimio + immunothérapie ciblant les HLA) dans un essai clinique. Le but est d’identifier des biomarqueurs pour prédire la réponse et proposer des traitements plus personnalisés.

Stopper le cercle vicieux des addictions et des pensées négatives par la stimulation cérébrale

L’étude menée à Oxford vise à comprendre les mécanismes cérébraux de la rumination en addictologie et à tester la stimulation magnétique trans-crânienne. Les résultats permettront d’identifier les zones du cerveau à cibler pour développer de nouvelles thérapies non médicamenteuses contre les addictions.
La rumination (pensées répétitives centrées sur soi) est un facteur clé de la rechute dans les addictions. Ce projet de recherche, mené à l’Université d’Oxford, a trois volets, dont l’évaluation de l’efficacité de la stimulation magnétique trans-crânienne (SMT), une technique non invasive qui permet de moduler l’activité cérébrale. Les résultats serviront à identifier les zones du cerveau à cibler pour réduire les ruminations et à créer de nouvelles approches thérapeutiques non médicamenteuses, tout en développant cette expertise à Dijon.

Les nouveaux médicaments contre le diabète sont-ils sans danger pour les yeux ?

En utilisant une méthode appelée pharmaco-épidémiologie sur une base de données populationnelle britannique de 60 millions de patients, les chercheurs vont comparer les effets oculaires de ces nouveaux médicaments (GLP-1 et Anti-SGLT-2) par rapport aux traitements plus anciens.
Le diabète est en croissance mondiale, et de nouveaux médicaments (agonistes GLP-1 et Anti-SGLT-2) sont de plus en plus prescrits. Cependant, des signaux de sécurité suggèrent qu’ils pourraient avoir des effets indésirables sur l’œil. Ce projet utilise la pharmaco-épidémiologie (étude des effets des médicaments en « vie réelle ») à l’Université McGill de Montréal. L’objectif est d’utiliser la base de données nationale britannique des médecins généralistes, regroupant près de 60 millions de patients, pour savoir si ces nouveaux traitements influencent l’apparition de complications oculaires.

S’abonner à la newsletter

pour rester au courant de nos avancées

Nos partenaires

  • Dijon Métropole
  • CHU de Dijon
  • Université Bourgogne Europe
  • Centre Georges-François Leclerc
  • INSERM