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IA et rétine : prédire les risques cardiaques et cérébraux

Chercheuse en biotechnologie travaillant sur l'analyse de données de santé médicales pour la Fondation Clément-Drevon, illustrant le soutien à la recherche hospitalo-universitaire et le financement de projets d’innovation en santé en Bourgogne Franche-Comté.

En étudiant les images de la rétine de 200 patients victimes d’un AVC et 200 patients victimes d’un infarctus du myocarde (IDM), le projet BioRetDL vise à créer un outil simple et non invasif pour prédire leur risque de rechute et personnaliser leur suivi médical.

Les maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires (IDM et AVC) sont des causes majeures de décès. Le projet BioRetDL utilise une technologie d’imagerie avancée (OCT-Angiographie) et l’Intelligence Artificielle (IA) pour analyser l’état des vaisseaux de la rétine, qui reflètent l’état de la microcirculation dans tout le corps. L’étude inclut 400 patients hospitalisés au CHU de Dijon pour un IDM ou un AVC. Le but est de créer un modèle de prédiction personnalisé du risque de récidive en croisant les images rétiniennes et les données cliniques. Cela permettrait d’améliorer leur prise en charge grâce à un outil simple et rapide. Les inclusions sont effectuées au CHU Dijon-Bourgogne sur 1 an et le suivi portera sur 2 ans.

Les nouveaux médicaments contre le diabète sont-ils sans danger pour les yeux ?

En utilisant une méthode appelée pharmaco-épidémiologie sur une base de données populationnelle britannique de 60 millions de patients, les chercheurs vont comparer les effets oculaires de ces nouveaux médicaments (GLP-1 et Anti-SGLT-2) par rapport aux traitements plus anciens.
Le diabète est en croissance mondiale, et de nouveaux médicaments (agonistes GLP-1 et Anti-SGLT-2) sont de plus en plus prescrits. Cependant, des signaux de sécurité suggèrent qu’ils pourraient avoir des effets indésirables sur l’œil. Ce projet utilise la pharmaco-épidémiologie (étude des effets des médicaments en « vie réelle ») à l’Université McGill de Montréal. L’objectif est d’utiliser la base de données nationale britannique des médecins généralistes, regroupant près de 60 millions de patients, pour savoir si ces nouveaux traitements influencent l’apparition de complications oculaires.

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