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Pollution de l’air : quel impact sur la grossesse ?

L’étude inclura tous les enfants nés au Québec entre 2006 et 2022. Les chercheurs analyseront l’influence de la pollution au lieu de résidence de la mère. Les résultats serviront à identifier les femmes les plus vulnérables pour mieux cibler les politiques de prévention et de protection pendant la grossesse.
L’exposition prénatale aux polluants atmosphériques toutes sources confondues dont les feux de forêt pourrait causer des problèmes comme la prématurité ou un faible poids de naissance du bébé. Ce projet de santé publique a pour but de clarifier cette association, dont les résultats restent controversés. L’étude va analyser une cohorte massive (tous les enfants nés au Québec, entre 2006 et 2022). Les chercheurs vont croiser les données démographiques et hospitalières pour étudier l’impact de la pollution au lieu de résidence de la mère sur la prématurité et la croissance fœtale. Le but est d’identifier les femmes les plus vulnérables pour mieux cibler les politiques de prévention.

Cancer de l’ovaire : trouver de nouveaux indices pour personnaliser le traitement

Ce projet étudie des molécules spécifiques (HLA non classiques) à la surface des tumeurs ovariennes qui « bloquent » l’immunité. Il testera une nouvelle immunothérapie ciblant ce blocage pour libérer le potentiel immunitaire et identifier des biomarqueurs afin de personnaliser les futurs traitements.
Le cancer de l’ovaire est l’un des cancers gynécologiques les plus agressifs, et le risque de rechute reste élevé. Ce travail cherche à comprendre comment les cellules cancéreuses échappent au système immunitaire. Le projet se concentre sur des molécules spécifiques (les HLA non classiques). La recherche se déroulera en plusieurs phases à l’Institut Gustave Roussy : 1) Analyser ces molécules sur des tumeurs collectées au Centre Georges François Leclerc de Dijon. 2) Tester une nouvelle association de traitements (chimio + immunothérapie ciblant les HLA) dans un essai clinique. Le but est d’identifier des biomarqueurs pour prédire la réponse et proposer des traitements plus personnalisés.

Stopper le cercle vicieux des addictions et des pensées négatives par la stimulation cérébrale

L’étude menée à Oxford vise à comprendre les mécanismes cérébraux de la rumination en addictologie et à tester la stimulation magnétique trans-crânienne. Les résultats permettront d’identifier les zones du cerveau à cibler pour développer de nouvelles thérapies non médicamenteuses contre les addictions.
La rumination (pensées répétitives centrées sur soi) est un facteur clé de la rechute dans les addictions. Ce projet de recherche, mené à l’Université d’Oxford, a trois volets, dont l’évaluation de l’efficacité de la stimulation magnétique trans-crânienne (SMT), une technique non invasive qui permet de moduler l’activité cérébrale. Les résultats serviront à identifier les zones du cerveau à cibler pour réduire les ruminations et à créer de nouvelles approches thérapeutiques non médicamenteuses, tout en développant cette expertise à Dijon.

Les nouveaux médicaments contre le diabète sont-ils sans danger pour les yeux ?

En utilisant une méthode appelée pharmaco-épidémiologie sur une base de données populationnelle britannique de 60 millions de patients, les chercheurs vont comparer les effets oculaires de ces nouveaux médicaments (GLP-1 et Anti-SGLT-2) par rapport aux traitements plus anciens.
Le diabète est en croissance mondiale, et de nouveaux médicaments (agonistes GLP-1 et Anti-SGLT-2) sont de plus en plus prescrits. Cependant, des signaux de sécurité suggèrent qu’ils pourraient avoir des effets indésirables sur l’œil. Ce projet utilise la pharmaco-épidémiologie (étude des effets des médicaments en « vie réelle ») à l’Université McGill de Montréal. L’objectif est d’utiliser la base de données nationale britannique des médecins généralistes, regroupant près de 60 millions de patients, pour savoir si ces nouveaux traitements influencent l’apparition de complications oculaires.

ASTERIA : l’IA pour un meilleur suivi des patients cardiaques en médecine de ville

Le dispositif ASTERIA envoie des alertes automatiques au médecin traitant en cas d’anomalie dans les analyses (cholestérol, fonction rénale, diabète) et propose des solutions d’adaptation du traitement. Cette étude pilote évalue si l’IA permet un suivi plus rapide, plus précis et libère du temps médical pour la prévention et examiner d’autres patients.
Le suivi des patients souffrant de maladies chroniques (comme après un infarctus du myocarde) est rendu difficile par l’augmentation des cas, la multiplicité des examens biologiques et les difficultés d’accès aux soins. Le Dr Chagué utilise un outil appelé ASTERIA qui repose sur l’Intelligence Artificielle (IA) pour interpréter automatiquement les résultats d’analyses (biologiques et de délivrance de médicaments). Si une anomalie est détectée, le système alerte le médecin traitant et suggère une modification du traitement. Cette étude pilote évalue l’efficacité d’ASTERIA pour optimiser le suivi des patients et pour réduire le temps passé par le médecin à l’analyse l’interprétation des résultats. L’étude se déroulera auprès de 60 médecins recrutés dans 4 départements de Bourgogne et sur 1 an.

Changer la Radiothérapie pour « booster » les défenses immunitaires contre le cancer

Les chercheurs vont tester des schémas de radiothérapie (faible dose puis forte dose) associés à une immunothérapie ciblée. Le but est de trouver la meilleure combinaison pour activer les défenses naturelles du corps et empêcher la récidive, notamment pour les cancers du côlon métastatiques.
La radiothérapie (RT) est un traitement clé contre le cancer, mais elle peut activer des mécanismes qui freinent la réponse immunitaire. Ce projet vise à optimiser l’association entre la RT et l’immunothérapie (par exemple en ciblant la protéine PD-L1). Les chercheurs vont tester des schémas de dose de RT (faible dose initiale suivie de traitements plus intenses) chez la souris pour trouver la combinaison la plus efficace pour stimuler les défenses et réduire la récidive. Le but est d’offrir de meilleures chances de guérison contre les cancers métastatiques, comme ceux du côlon. L’étude va se dérouler au Centre Georges François Leclerc à Dijon sur 1 an.

CYTOTT : un microscope ultra-rapide pour diagnostiquer les cancers du sang

En collaboration avec des physiciens, ce projet construit un prototype de microscope « dynamique » (CYTOTT). L’ambition est d’ajouter une information vitale sur la fonction de chaque cellule sanguine aux analyses habituelles, permettant de détecter plus tôt certains cancers du sang (signatures instantanées de leur activité).
Le rendu des bilans sanguins standard est souvent long et coûteux. Le projet CYTOTT, en collaboration avec l’Institut Langevin à Paris, développe un nouveau prototype de microscope dynamique. Ce prototype permettra d’analyser les cellules sanguines en direct dès leur prélèvement, en déterminant leur nombre, leur forme, mais surtout leur activité métabolique (leur fonctionnement interne). Cette information inédite sur le métabolisme est cruciale pour un diagnostic précoce et plus précis de certains cancers du sang. L’étude se déroule à Dijon et Chalon Sur Saône pendant 1 an.

IA et rétine : prédire les risques cardiaques et cérébraux

: En étudiant les images de la rétine de 200 patients victimes d’un AVC et 200 patients victimes d’un infarctus du myocarde (IDM), le projet BioRetDL vise à créer un outil simple et non invasif pour prédire leur risque de rechute et personnaliser leur suivi médical.
Les maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires (IDM et AVC) sont des causes majeures de décès. Le projet BioRetDL utilise une technologie d’imagerie avancée (OCT-Angiographie) et l’Intelligence Artificielle (IA) pour analyser l’état des vaisseaux de la rétine, qui reflètent l’état de la microcirculation dans tout le corps. L’étude inclura 400 patients hospitalisés au CHU de Dijon pour un IDM ou un AVC. Le but est de créer un modèle de prédiction personnalisé du risque de récidive en croisant les images rétiniennes et les données cliniques. Cela permettrait d’améliorer leur prise en charge grâce à un outil simple et rapide. Les inclusions seront effectuées au CHU Dijon-Bourgogne sur 1 an et le suivi portera sur 2 ans.

Cirrhose (maladie grave du foie) et muscles : le lien dangereux avec les variations (dysglycémies) du taux de sucre dans le sang (surtout les baisses, les hypoglycémies)

La cirrhose réduit la capacité du foie à stocker le sucre, augmentant le risque d’hypoglycémies qui pourraient « brûler » le muscle. Le projet utilise les nouvelles technologies de suivi continu du niveau de glucose dans le sang pour mieux dépister et prendre en charge la dénutrition et la perte musculaire, facteurs de mortalité chez ces patients.

La cirrhose est associée à la dénutrition et à la sarcopénie. Cette perte musculaire augmente le risque de mortalité. Le projet a pour but d’explorer si les dysglycémies sont responsables de cette atteinte musculaire. L’hypothèse est que l’incapacité du foie cirrhotique à stocker le glucose force le corps à détruire le muscle et la graisse. L’étude utilisera des capteurs de glucose en continu pour évaluer ce lien et ainsi déterminer une stratégie de prise en charge précoce de la dénutrition. L’étude sera menée sur 1 an au CHU Dijon-Bourgogne.

Biopsie liquide : une simple prise de sang pour révolutionner le suivi et le traitement du lymphome de Hodgkin (LH)

Grâce à une collaboration internationale (Université de Stanford, USA), les chercheurs ont montré que le LH chez les seniors est génétiquement distinct de celui des jeunes, ce qui ouvre la voie à des traitements personnalisés. L’enjeu est d’établir à Dijon une plateforme leader pour cette analyse par biopsie liquide, qui pourrait aussi servir au suivi de nombreux autres cancers.

Grâce à une collaboration internationale (Université de Stanford, USA), les chercheurs ont montré que le LH chez les seniors est génétiquement distinct de celui des jeunes, ce qui ouvre la voie à des traitements personnalisés. L’enjeu est d’établir à Dijon une plateforme leader pour cette analyse par biopsie liquide, qui pourrait aussi servir au suivi de nombreux autres cancers.

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